Cette année encore, le Sisgwa et ses salariés du cinéma, du spectacle et de
l’audiovisuel étaient présents au défilé du 1er mai.
Certaines organisations syndicales avaient proposé de déplacer le défilé à
Marie Galante en soutien aux camarades du collectif Marie Galante au
combat.
Réunis en assemblée générale, le conseil confédéral, au regard de l’expérience
de 2001, avait choisi de maintenir le défilé à Pointe à Pitre ; les conditions
de sécurité n’étaient pas garanties pour acheminer tous les adhérents et leurs
familles, et par ailleurs, la question de la possibilité de défiler pour les
camarades ne pouvant se rendre à Marie Galante était posée.

C’est ainsi que vers 9h30, encadrés par notre service d'ordre, le cortège
d'un millier de militants est parti de la gare routière de Bergevin pour
célébrer le 1er mai en défilant dans les rues des faubourgs de Pointe à Pitre
et de Grand Camp.
Répondant aux médias présents, (qui n’avaient sans doute pas trouvé de place à
bord des bateaux en partance pour Grand Bourg) le Sisgwa a exposé ses
revendications :
• Baisse du pouvoir d’achat
• Non application des conventions collectives
• Non application de l’accord Bino
• Difficultés d’accès à la formation
• Refus de la plupart des employeurs de nous déclarer
• Chantage à l’auto entreprise
• Difficulté d’accès à l’information et aux offres
d’emploi

scandant des slogans – « la vi la two chè, ògmanté salè épi rètrèt » et
chantant à pleine voix « kouri Sarkozy, kouri… siw pa tini ayen pou fè, mété
Lèpèn anlè do aw é foukan ». La présence motivée et déterminée des jeunes de
"Rebelle" a dynamisé la foule "on sèl solisyon: révolisyon !"
L’arrêt sur le lieu où le camarade Jacques
Bino fut tué (ou assassiné) lors du mouvement social de janvier 2009 fut
émouvant : Une minute de silence y fut observée.
Et c’est au rythme de « kon’w vwè yo la yo pè nou » que les militants se sont
retrouvés à la gare routière de Bergevin pour clôturer cette matinée par des
prises de parole.
Plusieurs camarades ont fait part de leurs combats et de leurs victoires dans
les entreprises. Nous avons noté que désormais des salariés de certaines
collectivités expriment leur souffrance au travail liée à des managements
agressifs tout comme en France hexagonale. D’autres salariés d’associations
subventionnées par ces collectivités ont dénoncé les retards de versement
obligeant les employeurs à les licencier.
Vers 12h30, le secrétaire confédéral Jean Marie Nomertin a salué la présence à
nos côtés d’autres organisations syndicales telles le FSU, le SNES et du PCG
(la présence de Felix Fleming a été remarquée)


Le camarade Nomertin nous a également informés que le procès permettant de
faire toute la lumière sur la mort de jacques Bino aurait lieu mi juin ; un
appel à contribution a été lancé pour permettre la prise en charge des frais de
séjour des avocats qui acceptent de plaider gratuitement.
Tous les camarades, leurs familles et sympathisants se sont retrouvés à l’anse
Tabarin au Gosier pour une après midi conviviale.
Siw ni mal, kryé !

Les différents intervenants nous ont apporté leur éclairage sur les thèmes
annoncés
Représentation des salariés
dans les organismes sociaux : AFDAS et AUDIENS
Afdas www.afdas.com
(Association pour la formation des arts et du spectacle)
Monika SUSINI déléguée régionale Sud Est nous a informés sur les nouveaux
dispositifs dont peuvent bénéficier les salariés du spectacle
(permanents et intermittents) dans le cadre de la formation continue)




